Le nouveau FN

Le nouveau (?) FN

Aujourd'hui le FN se positionne en rupture avec la mondialisation (repli national, relocalisation de la production et sortie de l'Euro)

Au début des années 80 le FN était plutôt libéral et pro-atlantiste (Reaganien). Il est devenu plus anticapitaliste dans les années 90.

Cela peut s'expliquer par l'évolution de son électorat (plus populaire) et par les théoriciens autour de Bruno Mégret.


Aujourd'hui le FN ne se proclame plus « droite nationale » mais « opposition nationale ».

le FN s'en prend aujourd'hui plus à l'immigration, phénomène qui a été organisé par les patrons, qu'aux immigrés, non responsables et qui souffrent eux mêmes de leur situation de déracinés « alors qu'ils seraient mieux chez eux ».

Marine Le Pen n'est plus tenue comme son père par l'armure rigide des solidarités du passé (la Guerre, l'Indochine, l'Algérie, les Pieds noirs).

Deux axes non négociables : l'Europe des Nations et la préférence (priorité aujourd'hui) nationale.

Géographie du vote FN en Mai 2012

Analyse du vote FN à l'élection présidentielle de Mai 2012

950 000 voix de plus que lors du deuxième tour de 2002.

1988

14,40%

4 375 894 voix

1995

15,30%

4 656 107 voix

2002 (2ème tour)

17,79%

5 525 034 voix

2007

10,44%

3 834 530 voix

2012

17,90%

6 421 426 voix

Un vote sur l'ensemble du territoire

Plus de 20 % dans 43 départements (25 seulement en 2002). Moins de 10 % seulement à Paris. Plus de 12,5 % dans 353 circonscriptions (en 1997 seulement dans 133).

Les bastions du FN

PACA et Languedoc Roussillon, Alsace, Champagne Ardennes, Lorraine et au nord de Paris : Nord, Pas de Calais, Picardie.

Dans ces régions le FN garde ses positions mais ne progresse pas. En comparant à Le Pen + Bruno Mégret en 2002, il y a même diminution dans les Bouches du Rhône, les Alpes Maritimes et le Var et aussi en Alsace.

Dans trois nouvelles régions le FN dépasse 20% : Corse, Bourgogne, Haute Normadie.

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FN l'imposture sociale

Front national, l’imposture sociale.


La « dédiabolisation » engagée par Marine Le Pen s’accompagne d’une défense des « petits », des « obscurs » et d’un monde du travail respirant bon l’effort, la virilité et la sueur. Un pseudo social et une authentique imposture.
Il ne faut s’attacher que légèrement aux programmes du FN, tant leurs propositions, leur cohérence, sont opportunistes. Tout y voisine avec son contraire, l’essentiel étant de plaire au plus grand nombre. Ainsi quelques mois après avoir fustigé les organisations syndicales et traité d’émeutiers les manifestants qui contestaient la réforme gouvernementale des retraites, Marine Le Pen défend avec véhémence les retraites, l’emploi, le pouvoir d’achat et proteste contre le chômage, la détresse sociale. Elle met en avant une panacée protectionniste avec taxation aux frontières, la taxation des stock-options et la restauration des frontières face à la mondialisation. La défense du travail est donc toujours alignée sur une grille de lecture xénophobe. L’ennemi - immigré profiteur, musulman intégriste, américain impérialiste, eurocrate- a toujours une figure d’étranger.

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