Graves dysfonctionnements des prisons de Corbas et de Villefranche-sur Saône

  • Imprimer

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l’Homme entend fait part de son inquiétude et de sa protestation à la suite des nombreux et graves dysfonctionnements du service public pénitentiaire dans les établissements de Corbas et de Villefranche-sur Saône.

Le manque de personnel (47 surveillants) dans la maison d’arrêt de Corbas entraîne d’inadmissibles restrictions aux droits et libertés ainsi qu’aux activités de réinsertion des détenus, pourtant reconnus par la loi pénitentiaire n°2009-1436 du 24 novembre 2009, situation dont les familles et proches subissent aussi les conséquences. Les suicides récents dans ces deux établissements pénitentiaires démontrent également que la sécurité et le suivi psychologique des personnes incarcérées ne sont pas assurés.

En aucun cas, la carence de l’Etat dans le recrutement, l’affectation ou la gestion des personnels pénitentiaires ne peut légitimer ces atteintes aux droits fondamentaux. Il appartient, en effet, à la puissance publique de garantir aux détenus un exercice et une protection effectifs de leurs droits et libertés.

En conséquence, la Fédération du Rhône demande instamment aux autorités pénitentiaires compétentes de faire le nécessaire pour remédier, sans délai, à cette situation indigne d’un Etat de droit. Elle se réserve, en outre, le droit de saisir le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, après avoir déjà saisi le délégué, dans le Rhône, du Défenseur des droits.

A Lyon, le 28 avril 2016

Patrick CANIN (06.31.06.27.51)

Président de la Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l’Homme