Le squat l'Oblik à Villeurbanne

Marseille, depuis 1992, dispose d’un squat culturel, renommé en 2016, comme un centre culturel officiel : « La Belle de Mai », pour quelle raison, Villeurbanne ne pourrait –elle s’enorgueillir d’un lieu alternatif culturel : « l’Oblik », qui pourrait ainsi contribuer à sa renommée d’une ville progressiste dans le monde de la culture ?

L’Oblik s’est installé dans les locaux de l’ancienne usine de dossiers suspendus, désaffectée, située rue du Canada, à proximité du Bd Einstein, c’est-à-dire de la Doua, centre universitaire complexe, susceptible d’être intéressé par cette ouverture culturelle.

Ce bâtiment ,est propriété de la ville de Villeurbanne, qui a intenté un procès le 4 avril aux occupants ; le 25 avril, le tribunal administratif de Villeurbanne a donné raison à la ville, condamnant ainsi les squateurs à en être expulsés sans délai.

Ces jeunes souhaiteraient en faire un lieu d’expression culturelle, d’échanges de savoirs, de lutte contre les discriminations . Une vingtaine d’associations y exercent déjà leurs activités, faute d’avoir obtenu un local ailleurs . Des ateliers divers s’y tiennent régulièrement .

Si ce lieu, ainsi que l’affirme la mairie, est trop dangereux et insalubre pour accueillir du public, qu’elle le juge bon à la destruction, pourquoi élabore-t-elle plusieurs projets d’utilisations possibles ?

Deviendrait –il possible d’implanter là, des laboratoires de recherche, ainsi que des entreprises liées aux activités du campus universitaire ?  Encore plus étonnant, le Centre Culturel Oecuménique de Villeurbanne : le CCO, bien connu, contraint d’abandonner rapidement son bâtiment actuel, se serait vu proposé de déménager dans cette ancienne usine, avec la proposition de partager le loyer et les lieux avec d’autres associations !

Il est regrettable que la mairie n’ait pas souhaité trouver un terrain d’entente avec ses occupants alors que ces derniers ont demandé au moins deux rendez-vous à la municipalité, pour présenter leur projet, rencontres annulées, au dernier moment, est-ce ainsi, la manifestation d’un accompagnement en « bonne intelligence » ?

De plus, plusieurs familles de migrants, sont hébergées ici . Bien que certaines avec le titre de réfugiées, qui devrait leur donner droit au logement automatiquement, la crise inadmissible de l’hébergement est telle que malgré leurs demandes de logements sociaux, elles sont toujours sur liste d’attente !

la Ligue des droits de l’Homme voudrait espérer que la ville de Villeurbanne accepte l’existence de l’Oblik , et encadre leur volonté d’intégration à la vie locale en permettant à leur projet d’association de voir le jour.

Villeurbanne 13 mai 2016

LDH Villeurbanne Maison Berty Albrecht , 14 pl. Grandclément, 69100 Villeurbanne