Tchetchénie 24 octobre 2017

Le chanteur russe Zelimkhan Bakaev aurait été torturé à mort pour son homosexualité

par Benjamin Aleberteau 24 octobre 2017


Selon une source du site NewNowNext, le chanteur russe Zelimkhan Bakaev serait mort après avoir été torturé en Tchétchénie pour son homosexualité. Il était porté disparu depuis le 8 août dernier.


La persécution totale des homosexuels par les autorités tchétchènes continue à faire des victimes. Venu assister au mariage de sa soeur à Grozny, capitale de la Tchétchénie, le 8 août dernier, Zelimkhan Bakaev n’avait plus donné de signe de vie depuis. Aujourd’hui, le site NewNowNextannonce que le chanteur russe de 25 ans a été tué.


Selon les sources du média, l’homme a été arrêté moins de trois heures après son arrivée sur le territoire tchétchenne. Il a été ensuite détenu et torturé dans un camp anti-gay en Tchétchénie, en raison de son homosexualité.


Lors d’une conférence de presse lundi, le fondateur du réseau LGBT russe Network, Igor Kochetkov, s’est exprimé sur la disparition de Bakayev : « Nous avons reçu confirmation de notre présomption que Bakayev avait été arrêté par les autorités tchétchènes en raison de soupçons d’homosexualité. Il est arrivé à Grozny et a été ramassé par la police dans les trois heures. Dans les dix heures, il a été assassiné. »


En réponse à lcette annonce terrible, les autorités tchétchènes ont réfuté toute implication dans la mort de Zelimkhan Bakaev. Ils affirment ne rien savoir de sa disparition, rappelant uniquement que le chanteur russe avait dû quitter le pays.


Le 24 septembre dernier, une vidéo a été mise en ligne sur YouTube par des médias tchétchènes où un homme se présentant comme Zelimkhan Bakaev assurait vivre désormais en Allemagne. Réfutée par des militants LGBT, cette vidéo a été désignée formellement comme un montage.


Depuis mars 2017, la Tchétchénie s’est lancée dans une répression à grande échelle des homosexuels. Des centaines de personnes ont été arrêtées, torturées, et tuées. Face à ces crimes condamnés par les ONG et plusieurs pays, de nombreux homosexuels ont dû fuir les autorités tchétchène.