UN AN DE RÉPRESSION JUDICIAIRE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES

Commission d’enquête populaire

contre les violences policières et la répression

Un an de répression judiciaire

du

mouvement des Gilets jaunes

Tribunal correctionnel de LyonAudiences :

décembre 2018 – novembre2019

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La commission d’enquête populaire scrute les tribunaux lyonnais et publie une enquête sur la répression judiciaire du mouvement des Gilets jaunes.

Dernier avatar d’une violence d’État de plus en  plus étendue, ce traitement judiciaire éclaire le système répressif dans son ensemble : une justice d’abattage et brutale, résultant du choix fréquent de la procédure de comparution immédiate, mais également une justice partiale, et pour tout dire une justice politique, suivant les directives gouvernementales.

Convoquées pour un mot sur un mur

Communiqué de Presse

 

Honte à la République !

 

« Convoquées pour un mot sur un mur !

 

Non convoqué pour un coup dans la figure ! »

 

Alyssa, Camille, Elisa, et Jeanne ont été convoquées ce mercredi 6 novembre au commissariat du 3ème arrondissement de Lyon.

Leur « crime » ? Dénoncer l’inaction de l’état dans la lutte contre les féminicides. Elles ont osé coller dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre leurs mots sur le Tribunal historique des 24 colonnes :

« Féminicide : Etat coupable, Justice complice ! »

Voilà la raison de leur audition, accompagnée d’un rappel à la loi et d’un fichage (prise d’empreintes et photos).

D’autres militantes ont passé de nouveau 2h au commissariat du 3ème et risquent une amende suite à un collage dans la nuit de jeudi 7 novembre à vendredi 8 novembre.

En l’occurrence, ces convocations prouvent que l’état est bien plus diligent à criminaliser les militantes engagées dans le combat pour le droit des femmes qu’à protéger celles qui sont victimes de violences sexistes et sexuelles.

Combien de plaintes sans suite, sans même une convocation d’un compagnon ou ex compagnon violent ?

Nous dénonçons le traitement injuste et disproportionné fait à ces militantes !

Dénoncer l’ampleur des violences faites aux femmes et demander des droits et des mesures de protections pour les victimes ne sont pas des délits !

Nous apportons notre soutien à toutes les colleuses ! Avec elles, nous ne nous tairons pas !

Nous manifesterons le samedi 23 novembre contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes à partir de 14h Place Bellecour pour être enfin entendues et que des mesures concrètes soient prises pour lutter efficacement contre ces violences, de la prévention à la sanction.

A Lyon, le 8 novembre 2019.

l'OIP est en danger

 

Jamais il n'y a eu autant de personnes détenues en France. Et pourtant, jamais l'État ne s'est autant désolidarisé de l'action de l'OIP : nous avons perdu, au cours des cinq dernières années, 66 % de nos subventions publiques, ébranlant par là même l'équilibre et le fonctionnement de l'association.

Ce désengagement financier est le reflet d'un choix. Celui de ne pas soutenir une association souvent critique des politiques publiques, mais qui constitue pourtant un contre-pouvoir essentiel en démocratie. C'est faire fi, ensuite, de la diversité et de l'utilité de nos actions. L'OIP est et doit pouvoir rester :

  • un interlocuteur privilégié pour les milliers de personnes confrontées à une incarcération ;
  • un acteur de référence en matière d'informations sur les prisons ;
  • une force de proposition pour y faire respecter et avancer le droit ;
  • un garde-fou essentiel contre les abus de pouvoirs qui s'y perpétuent.

Confrontés à une menace sans précédent, nous tirons la sonnette d'alarme. Lecteurs, militants, amis et donateurs, soutenez l'OIP et relayez cet appel autour de vous. Votre soutien est capital, il en dépend de notre survie.

Par avance, un immense merci !

La lettre d'information / ÉDITION SPÉCIALE

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